MUSKIES LURES PAR STÉPHANE LEVASSEUR


Rencontre avec Stéphane Levasseur

Monsieur Musky Strike !

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Vendredi 25 mars 2016

Leurres artisanaux du Québec.

Saint-Jean sur Richelieu

Nous rencontrons un passionné de pêche au Québec. Stéphane pêche tous les poissons.
Depuis 10 ans il pêche le Musky et depuis 5 ans il fabrique ses leurres.
C’est dans son atelier – où son bateau est encore remisé (c’est encore l’hiver ici au Québec) – qu’il nous accueille ce matin. Stéphane est machiniste de pièces d’avions.

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On remarque immédiatement un banc de scie (cadeau pour sa fête), outil précieux pour la fabrication de ses leurres.
Notre passionné est très perfectionniste, son atelier est très bien organisé.
Sa gentille chienne Buda (son partenaire de pêche) garde un œil sur moi et sur les deux cameramen.

Stéphane a eu la piqure de la fabrication de leurres fait maison. Faut dire que c’est tellement agréable d’attraper un poisson trophée avec ses propres créations !

Stéphane nous montre le bois brut qu’il utilise. Du cèdre blanc léger. Il dessine la “shape” (la forme) sur son morceau de bois.
Pour la petite histoire, son père a une terre à bois d’où il trouve la matière première pour ses leurres. C’est son père qui lui prépare la coupe du bois en pieces brutes de 2’’x 8’’.

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Avec son gabarit, Stéphane trace la forme du leurre sur le bois. Stéphane s’inspire d’un patron qu’il imagine ou qu’il a vu sur internet. Son leurre le plus connu est le Némo.

Avec un outil nommé un “vernier caliper” il trace un trait central sur le bois pour pouvoir couper précisément le leurre en son milieu. Ainsi il va pouvoir “groover” en son centre intérieur les “wire stainless” (armatures en acier pour les hameçons et l’attache du fil).
Parfois il faut creuser plus dans le bois pour pouvoir y mettre des billes pour plus de bruit dans l’eau. Stéphane nous conseille de couper le leurre en deux avant de le “sabler”.

Ensuite il faut joindre temporairement les deux pièces grâce à l’étau. 30 minutes plus tard il sort le leurre de l’étau afin de faire le sablage (ponçage) pour donner la forme au leurre.

Il commence à l’exacto (cuter) pour le dégrossissage (carving). Stéphane adore faire ça nous explique-t-il. Ça le détend ! Comme ça, quand il sort de son atelier, il est de bonne humeur !
Après il faut s’occuper de la bavette en plastique (lexan plexiglass) : il coupe la bavette du leurre. Les bavettes sont épaisses, c’est impressionnant : 3/16 d’épaisseur. Il perce la bavette afin que la colle agisse plus après l’insertion dans le bois.
Aujourd’hui Stéphane nous fait un leurre à Musky qu’il nomme le “Booble Bee”.
Stéphane travaille idéalement en série. Il estime que ça lui prend 8 heures par leurre !
Maintenant il faut finaliser la shape (la forme) de la bavette et arrondir ses coins avec la sableuse. Puis à la lime pour la finition. Ainsi la bavette n’est plus coupante.
Son banc de scie est “patenté” (breveté) pour pouvoir accueillir à fois la scie et le ruban de sablage. C’est très ingénieux !

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Stéphane donne la forme finale du leurre grâce au ruban du banc de scie.
La TV passe du hockey en mode mute au fond de l’atelier et sa radio fait le fond sonore avec un bit électro.
Stéphane reprend régulièrement son vernier (compas de mesure) pour vérifier la taille du leurre et enfin il arrête le sablage une fois la taille souhaitée. Enfin la sableuse manuelle électrique finit le travail de shaping.

L’étape suivante est de se débarrasser de la poussière et surtout de séparer à nouveau le leurre en deux. Il passe son exacto (cuter) dans le milieu pour le séparer.

Ensuite Stéphane doit passer la broche. Il “groove” l’intérieur du leurre avec un ciseau à bois et enfin avec un outil électrique “Dremel”. Broche de 60 millièmes qu’il se procure chez le détaillant de soudure/stainless steel/ tige à souder.

Stéphane donne sa forme à la broche avec une planche à clous pour un pliage précis de l’armature. Ensuite il utilise un crayon à papier pour tracer sur le bois (face intérieure du leurre) la ligne de la broche.

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Stéphane prend un “Dremel” (Spirale high en pointe) pour faire l’excavation qui va laisser la place à la broche. Faire l’espace plus creux pour avoir plus de colle et ainsi il tiendra mieux. Ne pas oublier de passer un petit coup de lime pour enlever les excédents.

Pour le collage, il utilise une colle à bois résistante à l’eau qu’il trouve à “Canadian tire” (gorilla glue).
Il en met généreusement puis il “ferme le coffre” avec la broche en faisant bien attention à bien enligner la broche.
Enfin il remet son poisson dans l’étau en mettant une mousse caoutchouc pour ne pas abimer le bois.
Penser à ôter la colle excédentaire lors du serrage dans l’étau. On laisse sécher 30 minutes puis on le sort et on fait le “selling seller” dans le but de l’imperméabiliser et de bien le “peinturer”.
2 couches de vernis “Varathane ext fini diamant”, 8 heures entre chaque couche, puis ensuite 24 heures de séchage avant la peinture. Avant la peinture, bien penser à faire un léger sablage pour enlever le lustre afin que le “primer” blanc colle bien.

Mèche à bois 3/8’’ pour les yeux (dolorama).

Puis enfin on le peinture.
• Papier “frog tape masking tape” qu’on applique sur la bavette pour qu’elle reste transparente.
• Airbrush “Iwata” (marque “Omer de Serres” : 150$)
• Compresseur 30 lbs de pression

Pour commencer le jaune et orange à la cacanne (spray / bombe).
Finition au airbrush
Pour faire la forme des écailles Stéphane utilise un filet de fruit 😉 et utilise des pinces pour faire tenir le filet autour du poisson.

Et un peu de patience pour le séchage et GO à la pêche !

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Un gros merci à Stéphane Levasseur

de Musky Strike !

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Lien FB : STÉPHANE LEVASSEUR

Lien FBMUSKY STRIKE

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